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Résultats de l’évaluation participative de la formation initiale des enseignants.
Publié le 28/02/2012.
Formation Initiale des Enseignants : Jean-Claude MARCOURT salue le rôle des acteurs de terrains et est satisfait du travail réalisé par l’équipe universitaire.
Ce mardi 28 février 2012 à la Haute Ecole CHARLEMAGNE à Gembloux, Jean-Claude MARCOURT, Vice-président du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles et Ministre de l’Enseignement supérieur, accompagné des Professeurs d’université Luc Van Campendhoudt et Abraham Fransen du Centre d’études sociologiques (CES) des Facultés universitaires Saint-Louis (FUSL) et du Président de la Commission de pilotage de l’enseignement Jean-Pierre HUBIN, a présenté les résultats de l’évaluation participative de la formation initiale des enseignants.
Décidée dès l’été 2009 lors de la mise en route du Gouvernement Olivier, cette évaluation devait donner l’occasion aux enseignants et aux étudiants de s’exprimer sur le métier d’enseignant et sur leurs attentes à l’égard de la formation des maîtres aujourd’hui, ses forces et ses faiblesses.
Avec pour fil rouge l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de notre enseignement tout entier, il s’agissait notamment de dresser les pistes d’actions susceptibles de répondre aux exigences d’un métier de plus en plus complexe d’une part, de mieux valoriser professionnellement le métier d’enseignant, mieux le reconnaître socialement et lutter ainsi contre les phénomènes de pénuries d’autre part.
Concrètement, l’important processus évaluatif mis en place par les Professeurs d’université Luc Van Campendhoudt et Abraham Fransen a rassemblé sur un peu plus d’un an près de 1.000 participants au total qui ont contribué à cette évaluation au travers d’interviews, « d’analyses en groupe » (travail en groupes de 10-15 personnes 2 jours durant sous la supervision d’un chercheur) et de « forums » (travail en groupes de 100-200 personnes ½ journée sous la supervision de plusieurs chercheurs).
Pour mener cette grande opération à bien, ceux-ci ont également pu compter sur un le soutien de tous les partenaires de l’école : pouvoirs organisateurs d’enseignement, organisations représentatives des travailleurs, fédérations d’étudiants, conseils consultatifs, etc. qui ont suivi de près tout le processus au travers de son comité de suivi.
Parmi les résultats, on notera que, dans l’ensemble, un grand nombre des participants estiment qu’il y a un décalage entre leur formation initiale, jugée insuffisante, et la réalité complexe du métier. La plupart mettent l’accent sur :
-l’importance de la professionnalisation de la formation des enseignants en tant que telle ;
- le grand intérêt des stages in situ et des exercices pratiques de mise en situation ;
- les contenus de la grille horaire des études déjà très chargés alors même que diverses choses importantes mériteraient d’y être encore renforcées voire ajoutées ;
- l’accompagnement des jeunes enseignants dans les premiers mois et dans les premières années de l’exercice du métier ;
- la nécessaire cohérence à trouver entre formation initiale et formation continuée tout au long de la carrière professionnelle ;
- la formation des « formateurs de formateurs » qui enseignent aux futurs maîtres, jugées parfois inadapées.
De nombreuses propositions concrètes sont donc formulées par tous les participants. Il ressort en conséquence que beaucoup d’entre eux demandent le renforcement de la formation initiale des enseignants.
Le Ministre Jean-Claude MARCOURT est dès lors très satisfait du déroulement et des résultats de l’évaluation participative de la formation initiale des enseignants. Il remercie l’ensemble des personnes qui y ont activement et volontairement participé.
Soucieux de partager les résultats de cette étude avec l’ensemble de la communauté éducative, le Ministre présentera prochainement ces résultats au Gouvernement et suggérera que le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles entende également les chercheurs et débatte de cette question essentielle pour l’avenir de notre école.
Chacun pourra s’approprier ainsi les résultats de cette évaluation et participer activement à la définition partagée de ce que doit être la formation des enseignants en Fédération Wallonie Bruxelles, maillon essentiel du renforcement de la qualité et de l’efficacité de notre enseignement.

