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Communiqué de presse

GALILEO de plus en plus proche de la Wallonie

Transinne devrait héberger les infrastructures terrestres du programme européen de positionnementpar satellites.

La confirmation écrite de la décision de la Commission européenne n’est pas encore parvenue mais tous les signaux sont désormais au vert et c’est une excellente nouvelle pour la Wallonie. C’est en effet  à Transinne (province du Luxembourg, à deux pas de l’Eurospace Center de Redu) que l’Europe va décider d’installer les infrastructures terrestres du système européen de navigation par satellite GALILEO ;  en d’autres termes, le GPS européen.  Si l’annonce officielle n’a pas encore été faite par la Commission, le président de la Tchéquie, dernier concurrent de la Wallonie pour cette implantation a confirmé l’information selon les médias tchèques.

« C’est l’aboutissement d’un long processus, se félicite le Ministre Marcourt. J’ai présenté la candidature de Transinne début 2014 au commissaire Tajani. Nous avons été présélectionnés au début 2015, la Wallonie était en concurrence avec la Tchéquie. Le soutien de la Région, notamment à travers des cofinancements, et l’attention que nous n’avons cessé de porter à ce projet ont porté leurs fruits. Le projet Galileo devrait générer de nombreux emplois directs et indirects dans la région tant dans la sous-traitance que chez des fournisseurs. Mais ce projet affirme un peu plus encore la place stratégique qu’occupe la Wallonie dans le domaine spatial européen et mondial ».

La Wallonie a été sélectionnée notamment sur la base de son expertise incontestable, mais également sur la qualité du projet porté par l’ensemble des acteurs régionaux et fédéraux dont l’intercommunale de développement économique IDELUX.

Pour rappel, le système GALILEO a été décidé par l’Union européenne en 2001. Il est complémentaire d’EGNOS qui est surtout utilisé en navigation aérienne.  Le projet repose sur des financements publics et privés. C’est l’Agence spatiale européenne (ESA) qui gère le montage de l’ensemble des opérations. GALILEO sera en partie sous contrôle civil et en partie, sous contrôle militaire

Deux candidats restaient en lice après la présélection : la Tchéquie et la Belgique avec Redu. « J’ai eu le plaisir d’accueillir « l’Europe spatiale » à Transinne pour convaincre les uns et les autres de la qualité de notre projet et du sérieux de notre candidature, explique Jean-Claude Marcourt. La plupart de nos hôtes connaissaient évidemment le site Redu-Transinne qui est, depuis près de 50 ans, un haut lieu du spatial européen. D’autres l’ont découvert et ont été séduits par ses atouts dont sa localisation, son accessibilité, son potentiel en terme d’activités logistiques, la proximité de la Commission européenne et, la complémentarité stratégique liée aux installations de l’ESA Redu et au Galaxia Business Park, nouveau pôle spatial à dimension européenne où sont d’ores et déjà implantées 5 entreprises représentant 4 nationalités différentes ».

D’autres éléments ont joué en faveur de la candidature de Transinne : un environnement sûr et de qualité, un bâtiment neuf construit sur mesure, donc pleinement fonctionnel, et susceptible d’être agrandi si besoin est, une consommation énergétique extrêmement faible  grâce à la conception même du bâtiment.

L’implantation de Galileo en Wallonie confirme ainsi la place de la Belgique, pays co-fondateur de la politique spatiale européenne, dans le concert spatial européen et mondial.

La Belgique figure en effet au 8ème rang mondial quand on rapporte son financement public  au secteur spatial au PIB et au 3ème rang européen quand on le rapporte au nombre d’habitants. Cinquième contributeur absolu au budget de l’ESA, la Belgique consacre aux activités de l’ESA des moyens financiers qui représentent environ 6% de l’ensemble des contributions des Etats membres de l’ESA, soit plus de deux fois son poids dans la richesse nationale de ces mêmes Etats.

Des centres de recherche comme le CSL – le Centre spatial de Liège – ont depuis longtemps conquis leurs lettres de noblesse sur le plan international de même nombre d’entreprises, de tailles différentes et aux compétences diverses, dont le chiffre d’affaire annuel lié aux activités spatiales est estimé à 350 Millions d’euros pour plus de 2.000 emplois directs hautement qualifiés  Entre autres, citons Thales, Samtech, Amos, les Ateliers de la Meuse.

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